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Maisons Ancestrales en Pièce sur Pièce
Suite E de la section, Questions réponses
Bonjour, suite à notre conversation téléphonique, vous m’avez parler d’une façon de faire la fondation de la maison, pour être capable de mettre un revêtement de pierres à l’extérieur et ainsi donner l’impression que la maison est bâtie sur une ancienne fondation de pierres. Est-ce que la dimension de la fondation dans la terre sera de la grandeur de la maison à remonter sur celle-ci ? Merci, B.B.
Bonjour, non la fondation dans la terre aura 4 pouces de plus grand, sur chaque face, que la grandeur de la maison ancestrale à y remonter. Le plateau de 4 pouces, en retrait dans la fondation, est fait sur le pourtour de la fondation, à partir du niveau prévu du sol. C’est sur ce petit plateau de 4 pouces, qu’on maçonne de la pierre de 3 à 5 pouces d’épaisseur, cette pierre sera apparente à la base des murs, comme le « look »d’autrefois. Ce plateau d’une largeur de 4 pouces équivaut à l’épaisseur qui sera ajoutée sur le carré de pièces de la maison, comprenant l’isolation et la finition extérieure de la maison. Donc la finition extérieure de la maison, devrait arriver SUR la surface de la pierre de finition.
Pour l’isolation extérieure de la maison, on a un exemple ici d’une isolation à l’uréthane giclée avec ossature en 2x3 de clouée sur le carré de pièce (voir le dossier de la maison Leblanc sur mon site, on y voit la fabrication de cet ossature sur les murs et le toit). C’est le même principe si c’est une isolation en panneaux d’isolants rigides (styrofoam). Excepté que l’isolation en panneaux, n’a pas besoin d’une ossature en 2x3, les panneaux sont cloués directement sur le mur de pièces, avec des clous galvanisées.
(Clous galvanisés = clous qui ne rouillent pas. Le clou commun va rouiller et faire pourrir le bois autour de lui, donc, dans 15-20 ans il va perdre de sa solidité. Pourquoi ce clou commun va rouiller ? Parce qu’il devient un « pont thermique », c’est à dire que la tête du clou qui tient l’isolant est au froid, tandis que la partie du bout du clou est au chaud, cloué dans la pièce de bois du mur qui est au chaud. Donc le clou peut givrer sur son bout, créant de l’humidité sur son pourtour et va rouiller. La rouille se transmet au bois, qui pourrit aux alentours du clous, par l’action de la rouille ).
Moi je broche toujours un papier noir (papier goudronné) 15 livres, sur le mur de pièces avant de fixer les panneaux d’isolation.
En plus simple, on fait une fondation comme si la maison était destiné à être briquetée sur les 4 faces. Je vous envoi un petit plan qui résume le principe. merci michel martel

Bonjour de nouveau Michel, merci pour le plan des fondations. Une autre petite question me fatigue un peu, si je désire isoler les murs et le toit de la maison avec l’isolant d’uréthane pulvérisé comme sur la maison Leblanc, mais que ça me fait un peu mal au cœur de pulvérisé cet isolant directement sur les pièces, au cas où des générations futures voudraient retrouver ce mur de pièces extérieur, de quelle façon appliquer cet uréthane pour qu’il soit facile à enlever ? Vous allez trouver ma question bizarre, mais je suis très puriste et ça me fatigue un peu cet isolant de coller sur la maison et le toit. J’ai transmis votre plan à l’entrepreneur en fondation, et il m’a dit qu’il n’y a pas de problème. Il comprend très bien le plan. Merci, B.B.
C’est bien simple, vous n’avez qu’à brocher un papier noir 15 livres sur le carré de pièces de la maison, ou sur la toiture, avant de construire l’ossature en 2x3, même principe sur le toit, de cette façon l’uréthane ne touchera aucune partie du bois ancien de la maison, ça s’enlèvera plus facilement s’il y a lieu. Pour nettoyer des parties de bois « beurrées » d’uréthane, ça se fait bien avec un jet d’eau à pression. Ce que vous pouvez faire également pour ASSAINIR davantage les pièces de bois des murs, c’est de faire ce que l’on faisait autrefois, c,est à dire : de chauler par l’extérieur les murs de pièces de la maison. Faites cet opération avant de mettre le papier noir et l’isolation. ÇA coûte pas grand chose à faire, et c’est un plus. Un simple mixe d’eau et de chaux peint sur les murs. Il ne faut pas qu’il pleuve à grosses pluies battantes par contre sur ce recouvrement de chaux , parce qu’il va se délaver rapidement et tomber par terre. Les anciens ont trouvé différentes recettes pour que le « chaulage » des maisons et bâtiments, soir le plus résistant possible aux intempéries, entre autres, ils mélangeaient de la glaise « fleurie » et devenue en poudre soyeuse, dans leur mixe de lait de chaux. Aujourd’hui lorsqu’on désire recréer un bâtiment blanchi à la chaux à l’extérieur, on opte pour un chaulage à l’ancienne plus résistant, pour ce faire on ajoute de la peinture latex blanc ou coloré, au mixe de « lait de chaux ». Recette de base : une poche de chaux, de l’eau, et un gallon de peinture latex, faire une gibelotte semi épaisse et peindre le bâtiment au large pinceau appelé ‘blanchis soi’ ; ça prend un bon bras ! Sinon on fait pulvérisé le bâtiment par des gens équipé pour faire ce travail et mieux connaissant que moi, dans l’art de faire un bon chaulage. Ces spécialistes se retrouvent en milieu agricole, ils chaulent surtout des intérieurs et extérieurs d’étables, surtout pendant la période du printemps. Merci michel martel
Bonjour, En tout premier lieu, laissez-moi vous féliciter pour le travail que vous faites. Il a une valeur inestimable pour le patrimoine québécois. Ayant moi-même une formation en histoire, je me passionne pour les maisons ancestrales. Bien évidemment, lorsque je vous écoute à l’émission Passion Maisons à Historia, je me rends contre que le mot « passion » dans mon cas est bien relatif. C’est fascinant de vous entendre parler de maisons ancestrales.
En vous écoutant à la télévision et en regardant votre site internet, la question suivante m’est venue en tête. Ai-je le budget pour entreprendre un tel projet ? Est-il possible d’entreprendre un tel projet tout en ayant un budget restreint ? Nous sommes un jeune couple de 30 ans avec bientôt un enfant et nous aimons bien faire de petits travaux de rénovation. Nous sommes donc de petits bricoleurs mais nous n’avons jamais entrepris de tels projets d’envergure.
Alors la question que je me pose est la suivante : Est-il possible avec notre budget restreint d’entreprendre un projet de reconstruction d’une maison ancestrale, en tant fait du compte que nous participerions à des travaux de construction comme par exemple la rénovation intérieur de la maison ? Est-il possible de s’en sortir pour une somme ne dépassant pas les 200 000$ (en incluant la construction d’une fondation) ? Évidemment, dans un projet comme celui-ci, nous vous ferions entièrement confiance pour le remontage de la structure et pour certains autres travaux majeurs auxquels je ne pense pas.
En vous remerciant à l’avance
Bien à vous
J.B.G.
Bonjour, merci pour vos beaux commentaires, vous êtes bien aimable.
Certainement que vous pouvez faire le projet avec votre budget, tout dépend de l’ampleur et du contrôle que vous y mettez. Il y a des gens qui font des miracles avec la moitié de votre budget... Enfin de compte c’est l’équivalent en $$, que de se faire bâtir une maison neuve sur le marché actuel, de même grandeur que l’ancestrale.
Mais on peut dépenser plus que 200,000 si on veut, tout est relatif, si vous trouvez un terrain à 30,000 y’a pas de problème, si vous trouvez un terrain à 125,000, y a un problème. Si vous faites une salle d’eau conventionnelle dans la maison y’a pas de problème, si vous en faites 3 de luxe avec incorporation d’un “spa”, y a un problème.
Faut savoir compter ... J’en vois de toutes les couleurs vous savez !
Bonjour monsieur Martel et Bonne Année!.
Ce n'est pas la première fois que je vous écrit au sujet de vos maisons, je suis très intéressée par un projet comme celui-ci! De plus, e viens de vendre ma maison et je dois déménager pour juin prochain...
Est-ce que la maison Arsenault est vendue? Est-elle démontée?
Puisqu'elle est assez petite serait-il possible d'en trouver une autre
pour les réunir, un peu comme ce que vous avez fait chez vous?
Merci et bonne journée!
C. P.
Bonjour je crois qu'on s'est parler par téléphone pour les maisons, oui il est possible de coller une autre maison sur la petite, mais c’est un gros projet que de bâtir. Vous m’écrivez présentement en ce mois de Janvier, avec l’espérance d’habiter une construction future de restauration d’un vieille maison en juin, wow !
j'aimerais rajouter, en lisant votre courriel, que si vous devez déménager pour juin, je vous suggère de vous louer quelque chose pour 1 an et d'entreposer votre surplus de stock, et de ne pas être pressé pour construire à cause de la course à la montre pour habiter en juin, ce qui va vous mettre continuellement dans le jus, sur les nerfs, et ça ne sera pas prêt pour juin anyway. Ce genre de projet si c'est fait trop vite, on coupe les coins ronds dans les plans ,la finition, les principes de restauration, on prend pas le temps de trouver les bons intervenants, et ça finit par ressembler plus à une maison neuve avec quelques petits cachets anciens, qu'à une belle remise en valeur, avec le temps et la patience qu'il faut pour bien faire les choses.
Merci michel martel
Bonjour M.Martel
Je visite votre site régulièremet, j'admire votre travail. Je suis actuellement à restaurer un escalier dans une vieille maison de campagne. J'ai une difficulté à remettre celui-ci sur le bois, j'ai décapé au fusil à chauffer les nombreuses couches, puis avec un décapant j'ai enlevé une couche de résidu, j'ai sablé jusqu'à ce que je pensais au bois par contre lorsque j'ai teint, les marches sont horribles.....je m'aperçois qu'il y a encore du résidu de teinture ou autre. Avez-vous un conseil à me donner, je m'apprête à recommencer le sablage avec un papier 40 au lieu du 60 que j'ai utilisé antérieurement, c'est 3ième fois que je recommence et si le papier 40 ne fonctionne pas, je pense à repeindre les marches, c'est un dernier recours, merci de me lire et si possible me guider. M. j.
Premièrement si vous avez à refaire une job semblable ailleurs, c,est un peu comme un vieux meuble, pour garder toute la valeur antique réelle de l’article on ne décape jamais à l’os pour rendre le bois à vif, ce n’est plus la façon de faire et ça enlève toute la vie antérieur de l’article.
L’idée c,est d’examiner la pièce et d’essayer de décaper en conservant ce qui reste de la ou les dernières couleurs d’origine du morceau, ou de s’orienter à conserver un ensemble de couleurs de la vie de l’escalier. C,est là la beauté et la valeur antique d’un morceau. IL faut retrouver la vieille couleur d’origine ou une couleur postérieur à l’origine et l’usure naturel qui s’est produit autour. Faut pas trop chercher à avoir quelque chose d’homogène, c’est un mixe de restant de peintures et de bois usé par l’utilisation, qui est beau. Seulement vernir ou ciré ou huilé par la suite le tout, et le conserver ainsi.
On sable rarement à la machine les marches, ça détruit la patine et les usures de pieds et ça rend la pièce comme sur le bois neuf en fin de compte, bien égal. Dans votre cas effectivement c’est assez dramatique, ça ne donnera pas grand chose de sursabler, optez pour repeindre, mais en créant de l’usure naturel vers le centre des marches, c’est à dire moins de peinture à ces endroits ou essuyez la peinture et sablez un peu à ces endroits et vernir par la suite l’ensemble avec l’ajout d’un tout petit peu de teinture ou du broue de noix dans le verni. Ça peut donner un effet vieillot ce truc, sinon repeignez égal partout.
Allez faire un tour chez des antiquaires ou regardez dans des revues, et examiner l’aspect des vieux meubles restaurés aujourd’hui, on ne décape jamais à fond, il faut conserver la couleur d’origine ou postérieur ou l’ensemble. Merci michel martel
Plusieurs personnes m’ont demandé des références de livres à consulter, pour acquérir des connaissances sur les bâtiments anciens, ou pour avoir des idées d’aménagements intérieurs et de remise en valeur de ces vieilles maisons, lorsqu’on entreprend un projet de restauration. Voici quelques suggestions et commentaires de ce qu’on retrouve dans ces livres. Les livres que je vous présente ici, ne sont qu’un exemple, il y en a plusieurs autres, pour ceux et celles qui veulent approfondir davantage le sujet.
Commençons par « La maison traditionnelle au Québec » construction, inventaire, restauration, de Michel Lessard. Publié en 1972, ce livre est un incontournable. C’est la « BIBLE » en matière de connaissance de notre patrimoine et de sa restauration. Michel Lessard a provoquer à la sortie de son œuvre, un engouement populaire phénoménal en 1972. Décrivant avec une éloquente vulgarisation, la connaissance de notre patrimoine et les façons de le préserver. Par ses recherches et ses réalisations sur le terrain, Michel Lessard a instauré les fondements de la restauration au Québec. Il a été, et il est encore, d’une influence gigantesque sur la majorité des chantiers privés et publiques, de restauration de maisons ancestrales, depuis 1972 à nos jours. Livre difficile à trouver, fouillez dans les bibliothèques, les bouquineries, Internet.

Continuons avec un autre livre de Michel Lessard, publié dans les années 70. « Encyclopédie de la maison Québécoise ». Il donne un bel aperçu de la variété de notre patrimoine bâti au Québec. Ce livre et le précédent de Michel Lessard, sont des livres de chevets. Livres à saveur technique très poussés dans la recherche, qu’on se doit de reconsulter, lorsque surviennent divers questionnements pendant la récupération d’une maison ancestrale, ou pendant sa restauration. On a l’heure juste, avec ces livres au niveau purisme.

Yves Laframboise est également un grand historien, ethno historien. Il a publié plusieurs livres fort intéressants. Je vous présente un de ses récents livre qui est encore sur les tablettes des grandes librairies. Publié en 2003, « Intérieurs Québécois » est un fichu de beau livre bourré de belles photos inspirantes pour les restaurateurs restauratrices. Entre autres, Yves Laframboise nous présente dans les 35 premières pages de ce livre, un survol rapide de l’évolution de la maison au Québec, depuis ses débuts Français jusqu’au 20ième siècle. Par la lecture de ces 35 premières pages, toutes personnes qui n’y connaissent rien aux vieilles maisons, acquièrent rapidement une connaissance de base. On y voit de magnifiques intérieurs de maison, restaurés avec passion. Plusieurs photos illustrent bien, l’utilisation de couleurs à l’ancienne, sur les murs, boiseries, planchers.

Quelques années auparavant, Yves Laframboise publie ce livre, « La maison au Québec ». Un survol photographique des styles et architectures, qui colorent le Québec. De belles photos d’extérieurs, beaucoup d’informations techniques. Pour celles et ceux qui veulent apprendre, les termes employés pour décrire les éléments d’une maison ancestrale, et pour connaître plein d’autres choses en matière de connaissances générales sur l’habitat des premiers résidents du Québec, consultez : « L’Architecture traditionnelle au Québec » la maison aux 17ième et 18ième siècles. De Yves Laframboise, les Éditions de l’Homme, 1975

Jacques Bourdon, « Les Belles d’autrefois ». Excellent photographe et Chroniqueur à la section Cahier d’Habitation du Journal de Montréal, Jacques Bourdon nous présente dans ce livre, des photos inspirantes pour la restauration. Beaucoup d’idées à trouver ici pour des ambiances intérieures diverses. Ce livre commence a être difficile à trouver.

Suite à l’engouement populaire pour la télé-série Passion Maisons, présenté au canal Historia depuis 2003, le récent livre de « Passion Maison » est très intéressant à consulter. Dans ce livre la parole est aux efforts, des nombreuses personnes qui ont réaliser des projets de restaurations au Québec. Superbes photos de Christian Lamontagne. Textes de André Morin, non techniques, descriptifs de « par où » sont passés, celles et ceux qui se sont abandonnés corps et pécules, depuis de longues années, dans des projets de remise en valeur de notre patrimoine bâti.

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